Le réacteur nucléaire EPR de Flamanville a dû faire face à des conditions momentanément difficiles. Et il a donc en conséquence dû être mis à l'arrêt !

L'histoire du projet d'EPR à Flamanville est scandée de retards et de problèmes, qui ont attiré vers lui de nombreuses critiques. Mais malgré cette trajectoire compliquée, le réacteur nucléaire a enfin, le mois dernier, pu franchir un pallier décisif, et tourner pour la première fois de son histoire à plein. Mais s'il fonctionne correctement, il peut encore lui arriver de subir quelques désagréments, comme aujourd'hui.
Le réacteur EPR de Flamanville arrêté
La centrale nucléaire de Flamanville compte trois réacteurs, dont le plus connu, et de loin, est le numéro 3, le fameux EPR. Et ces réacteurs ont eu du mal ces derniers jours, comme nous l'apprend une communication d'EDF, dont Le Figaro se fait l'écho.
Le réacteur n°1, un réacteur classique, a ainsi réduit sa puissance jeudi matin à 50%, avant de se déconnecter aux environs de minuit. L'EPR a lui suivi le même chemin, avec une réduction à 55% de sa puissance hier, avant de finir par se déconnecter.

Un coupable : la tempête Goretti
Pour ceux qui ont un peu suivi l'actualité, il n'est pas difficile de saisir quelle peut être la cause de cette mise à l'arrêt. En effet, la tempête Goretti a déferlé sur le nord et l'ouest du pays dans la nuit du jeudi au vendredi, en traversant très violemment la Manche, mer au niveau de laquelle est installée la centrale de Flamanville.
« La situation technique est bien due au passage de la tempête Goretti » a ainsi confirmé un porte-parole d'EDF. L'énergéticien avait prévu le coup de son côté, en ayant notamment pré-mobilisé des équipes d'astreinte, et en ayant requis que les personnels non-indispensables ne se rendent pas sur le site ce vendredi 9 janvier, pour se mettre plutôt au télétravail.
Source : Le Figaro
